Réseaux démantelés

Articles de presse Février 2021

brouteur

 

UN RESEAU DE CYBERCRIMINELS DEMANTELE

YK est une Femme de type européen qui vit avec son fils de 16 ans. L’adolescent MT et sa mère ont une bonne relation et sont très complices. Comme la plupart des jeunes de sa génération, MT est accro aux réseaux sociaux. Il est connecté en permanence et cela a pour impact de l’éloigner de ses rapports en dehors du monde virtuel. Notamment celle avec sa mère, car MT a toujours les yeux rivés sur l’ordinateur et le téléphone. Plus tard, sa mère a remarqué un changement d’humeur chez son fils. Une nervosité de plus en plus accentuée et un air absent. Visiblement quelque chose préoccupait le jeune garçon et cela ne semblait pas s’arranger avec le temps. De plus, il avait régulièrement besoin d’argent pour diverses raisons. Celui que lui donnait sa mère n’était plus suffisant et cela accentuait sa nervosité. Sous insistance de sa mère MT finit par avouer la raison de son changement d’humeur.

Depuis plusieurs jours il subissait la pression d’un contact rencontré sur un réseau social. Le profil « Emilie mercier » lui a fait une demande d’ami et les choses sont allées très vite. Au cours de leurs échanges le contact met MT en confiance et réussi à obtenir de lui des vidéos de sa nudité. Depuis, il menace de les diffuser partout s’il ne reçoit pas une importante somme d’argent. Sans plus attendre sa mère se rend au Bureau Fédéral de son pays pour exposer la situation. Le bureau transmet une demande de Coopération Policière Internationale à la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) pour enquête.

En plus des éléments fournis par le bureau fédéral, des enquêtes techniques ont été effectuées par la PLCC avec le concours du Laboratoire Criminalistique Numérique (LCN). Il en est ressorti que les informations utilisées pour la création du compte et du mail impliqués renvoyaient à EGN alias choco Pcs.

Aussitôt, il est interpellé à Abobo Avocatier dans les encablures du marché où il réside et est conduit dans les locaux de la PLCC. Il est ensuite soumis à une audition au cours de laquelle il reconnait être le propriétaire des coordonnées liées au compte « Emilie Mercier ». Cependant, il affirme n’avoir ni contacté, ni soutiré de l’argent à MT. Il dit pratiquer la cybercriminalité depuis 2018 et se sert du compte « FLORA DUCHARME » avec lequel il a perçu la somme de 1 000 000F de Francs CFA d’une trentaine de victimes. Selon ses dires c’est son ami SD qui est l’utilisateur du compte Emilie Mercier qu’il a ouvert avec ses coordonnées. SD a à son tour été interpellé lors d’une perquisition dans un cybercafé toujours dans la commune d’Abobo. Il était en compagnie de quatre autres jeunes hommes avec qui il opérait. Ils étaient tous connectés avec des profils de personnes de type européen. SD pendant son audition, a déclaré qu’il a ouvert l’adresse mail et le compte Emilie mercier avec les coordonnées de son ami EGN. Il continue pour dire qu’il envoie des demandes à différents profils et lorsque ces derniers acceptent, il installe rapidement un climat de confiance avant de leur proposer de faire l’amour à distance via la webcam. Il précise qu’il utilise des vidéos préenregistrées d’une femme blanche afin d’inciter ses victimes à exposer leur nudité. Il soutient qu’une fois que ceux-ci s’exécutent, il utilise une application pour enregistrer leur nudité à leur insu. Il reconnait avoir reçu la somme de 700 000 soit environ 1068 Euros.

A sa suite, KKJC, TV, IC et AS interpellés lors de la perquisition ont été auditionnés. Ils ont reconnu qu’ils s’adonnent tous à l’arnaque sur Internet et ont soutiré de l’argent avec la même technique suscitée.

Au terme de l’enquête, SD, EGN, KKJ, TV, IS et AS ont été conduits devant le Parquet où ils pourraient être poursuivis pour utilisation frauduleuse d’élément d’identification de personne physique, atteinte à la dignité humaine et escroquerie par le biais d’un système d’information.

 

 

Articles de presse 2021

Quand les "brouteurs" usurpent l'identité de militaires français pour des arnaques sur les réseaux sociaux

Cachés derrière de faux profils sur les réseaux sociaux, et utilisant des photos volées, ces escrocs du web extorquent des milliers d'euros à leurs victimes. Les photos d'un ancien sergent-chef de la Légion étrangère ont permis à elles-seules de créer près de 5 000 faux profils. 

 

 

Les photos le montrent : Marin Burcea a un physique plutôt avantageux. Et bien qu'il ait quitté la Légion en 2018, au bout de cinq ans de contrat, des photos de lui en uniforme - photos volées en 2017 - circulent toujours. Très largement. Son ancienne unité a fait les comptes : depuis septembre 2020, différentes images de lui ont servi à créer 4 900 faux profils de militaires français, afin d'extorquer de l'argent, très majoritairement à des femmes contactées sur les réseaux sociaux. 

"2 000 faux profils sur Instagram, 300 sur Facebook, 500 sur TikTok, d'autres sur LinkedIn ou les sites de rencontres. Ces photos représentent 90% des arnaques aux faux profils qui remontent jusqu'à nous."

le capitaine Cédric, porte-parole de la Légion étrangère

à franceinfo

 

Ce sergent-chef est donc devenu, à son corps défendant, le paravent d'escrocs ivoiriens. Après être entrés en contact avec une potentielle victime, souvent après avoir noué une relation amoureuse virtuelle, ces "brouteurs", comme on les surnomme (arnaqueurs opérant sur internet), commencent à réclamer de l'argent. Carolina, une jeune Franco-Grecque qui vit à Athènes, a ainsi, au fil des mois, envoyé près de 5 000 euros à celui qu'elle croyait être un militaire dans la difficulté. "Il m'a demandé de l'argent pour que son officier supérieur le renvoie à Paris après 18 mois passés au Mali, raconte-t-elle. Ou pour manger au restaurant parce qu'il me disait que la nourriture était mauvaise. Ou pour payer son hospitalisation après une blessure par balles."

 

Carolina a bien quelques soupçons, refuse certaines demandes, et exige de son correspondant une conversation par téléphone. Le soit-disant militaire accepte, avant de demander à la jeune femme de lui envoyer 700 euros, afin qu'il puisse "payer l'amende infligée par son supérieur pour avoir utilisé un téléphone". Elle refuse une nouvelle fois, puis contacte franceinfo le 20 janvier 2021, après la diffusion d'un reportage sur l'opération Barkhane. Elle apprend alors qu'un soldat en opération extérieure reste 4 mois sur le terrain, pas 18 comme le prétend celui qu'elle considère désormais comme un "intime", que les militaires engagés dans Barkhane ne vont pas au restaurant, et donc n'ont pas besoin d'argent pour cela, et qu'une blessure par balles est toujours traitée par le Service de Santé des Armées sur place avant une évacuation vers un hôpital militaire, mais que jamais il ne serait soigné dans le civil. 

"L'uniforme de l'armée française m'a inspiré confiance. Mais quand j'ai compris et ouvert les yeux, je me suis sentie blessée, imbécile."

Carolina, l'une des victimes

à franceinfo

A la Légion étrangère, le capitaine Cédric est contacté 4 à 5 fois par semaine par des victimes de ce faux profil : "Notre image en prend un coup, admet-il, mais quand nous réussissons, en alertant les sites comme Facebook ou Twitter, à faire fermer un profil, deux ou trois autres sont créés dans la foulée. Et nous n'arrivons pas à faire effacer de façon définitive les photos de cet ancien légionnaire, qui sont régulièrement utilisées depuis 2018." Selon l'officier, en Côte d'Ivoire, où remontent quasiment toutes les pistes, des cybercafés entiers sont dédiés à ces escroqueries.

"Si un militaire rencontré sur les réseaux sociaux vous réclame de l'argent, par exemple 2 400 euros pour payer les poches de sang nécessaires à des soins, c'est une arnaque, prévient le capitaine Cédric. Plus largement, si un légionnaire ou tout autre soldat vous réclame de l'argent depuis le Mali ou un autre théâtre d'opération, c'est de toutes façons une arnaque."

 

Articles de presse (2020)

La gendarmerie du Maine-et-Loire met fin à un réseau d'escroqueries sur internet

Un jeune couple, spécialisé dans les arnaques sur internet a été interpellé par la gendarmerie de Cholet et de Chemillé

518 cartes bancaires, 32 000 euros en cash, le butin découvert au domicile de ce couple originaire du Sénégal est impressionnant. 

L'homme et la femme, résidant en région parisienne, ont été interpellés le 3 mars dernier, suite à une enquête menée depuis novembre 2018 par les militaires de la Brigade des recherches de la compagnie de gendarmerie de Cholet.

En l'espace de trois ans, les deux complices auraient perçu plus de trois millions d'euros, via des escroqueries réalisées sur le site "Le bon coin" . Le couple sévissait sur l'ensemble du territoire national et "assurait le blanchiment d'escroqueries commises sur internet, à l'aide de comptes ouverts sous de fausses identités, avant de renvoyer l'argent en Côte d'Ivoire, en échange d'une commission", expliquent les enquêteurs de la brigade de recherche de la gendarmerie de Cholet et de Chemillé.

Les deux malfrats ont été présentés au tribunal judiciaire d'Angers, à l'issue de leurs auditions. L’homme âgé de 28 ans a été condamné pour escroquerie à 10 mois d'emprisonnement et 50 000 euros d'amende, avec confiscation des biens. Sa compagne, âgée de 21 ans, est condamnée à un an d'emprisonnement avec sursis.Sur place, les gendarmes ont saisi pour près de 107 000 € d'avoirs criminels, argent liquide, comptes bancaires, matériel multimédia, vêtements, sacs à mains ou encore montres de luxe.

 

 

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